Un groupe de six personnes pose devant un tableau paysager dans une galerie d'art.

À Montpellier, une vue de Rome entre au musée Fabre

Par la rédaction de studioapril.fr

Publié le 30 juin 2026

Le musée Fabre a accroché dans ses collections Vue de la pyramide de Cestius à Rome, une peinture de Théodore Caruelle d’Aligny datée de 1826. L’œuvre rejoint les salles consacrées à la collection italienne du XVIIIe siècle, dans un ensemble déjà dense pour les visiteurs montpelliérains.

Cette acquisition, menée au premier trimestre 2025 par Montpellier Méditerranée Métropole, porte aussi une dimension de passage de relais: elle est la dernière réalisée par Michel Hilaire, ancien directeur général du musée Fabre pendant 33 ans.

Une toile repérée à Paris puis négociée pour le musée

Michel Hilaire a indiqué avoir repéré le tableau à Paris, dans la galerie de Michel Descours, avant sa présentation à la foire de Maastricht. Après négociation, le prix de l’œuvre a été ramené à 80 000 euros.

Caruelle d’Aligny, né comme Delacroix en 1798, est associé au paysage idéal et recomposé. Entre 1824 et 1827, il effectue deux voyages en Italie et travaille dans la campagne romaine, notamment sur le motif avec Corot.

À Montpellier, une vue de Rome entre au musée Fabre

La pyramide de Cestius dans les salles montpelliéraines

La composition montre Rome depuis un point de vue en surplomb. On y distingue la pyramide de Cestius, près de la Porta San Paolo, ainsi que le cimetière protestant.

Pour Michel Hilaire, l’intérêt de la toile tient à sa gamme colorée, à sa vue plongeante et à sa qualité atmosphérique. Ces éléments expliquent son insertion dans le parcours italien du musée Fabre, où elle apporte un regard du XIXe siècle sur un paysage romain recomposé.

Le rôle décisif de la fondation Typhaine

La fondation Typhaine a pris en charge 79 000 euros sur les 80 000 euros du coût final. Raphaële Chalié a rappelé que la fondation n’a pas vocation à acquérir directement des œuvres, mais à participer à leur entrée dans des collections publiques.

Installée en Suisse, la fondation soutient des institutions et projets culturels à but non lucratif. Elle travaille avec le musée Fabre depuis 2011, notamment autour d’acquisitions et du prix Félix Sabatier, destiné à de jeunes artistes diplômés d’écoles supérieures des Beaux-Arts du sud de la France.

Juliette Trey, qui a succédé à Michel Hilaire à la direction du musée, a souligné que le musée Fabre dispose chaque année d’un budget d’acquisitions de 400 000 euros. Le prix Sabatier d’Espeyran doit être relancé courant 2027 sous le prénom de Marie-Hélène Yseult Sabatier.

Source: En Commun – Montpellier

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